Mes Amis disparus

André Voisin ( ? – 1981)

Musicien  – Professeur  de Chant

«  Ne jamais  se laisser griser par le succès  »
Quand on a pris un peu d’âge,il est bon de penser ,non pas au succès,mais aux Belles Choses réalisées 

Les résultats pour lesquels le travail a été le plus dur ,sont les seuls qui durent dans l’esprit .

( extrait du courrier  reçu  le 30 Décembre 1963 ,suite au concours de chant de Rennes )

André Voisin

René Robin (1897 – 1986)

Par Jean Droillard – 1913 – 1985

René Robin et Jean Droillard tous deux peintres ,sont liés par une relation amicale de longue date.
Dans une de mes œuvres  Suzanne et les vieillards –  thème biblique, déjà exploité maintes fois par les peintres à travers les siècles

ils sont représentés tous les deux selon mon interprétation et expression personnelle.

RENÉ ROBIN
– Mon Mentor –

Sans lequel , rien n’aurait été fait
Galeriste et Peintre Lui même , celui qui deviendra mon Beau Père m’accompagne encore aujourd’hui chaque jour par la pensée.
Celui qui m’observait , m’incitait à observer la nature, jugeait ma Peinture , la critiquait , s’était très vite rendu compte que j’avais un moyen original pour m’exprimer .
J’ai d’ailleurs exposé chez Lui , à la Roche sur Yon dès 1963
Je Lui suis aujourd’hui entièrement redevable.

C’est aussi la raison pour laquelle, en dehors du fait qu’il apporte une note de couleur rouge et noire, je m’évertue à Lui faire une place dans chacun de mes tableaux .
Je reste l’héritier de ce qu’il a voulu que je sois .

Henri Griffon (père) – ( 1924 – 1987 )

Collectionneur et Ami de la première heure

Dans l’atelier du peintre

Très discret et d’une grande courtoisie, Henri Griffon était une personnalité forte et très influente dans le domaine de l’ameublement où il exerçait de hautes responsabilités sur le plan National .
Amateur d’Art averti, sensible au travail des peintres, son regard et son jugement sur la Peinture sont justes et précis .
En 1966, Il s’intéresse tout de suite à mon travail et il est le premier  » collectionneur  » à venir chez moi à la Roche sur Yon .
Par la suite, de forts liens se tissent entre nos deux familles .
Il fréquente régulièrement la Galerie de René Robin, trouvant dans la conversation de celui-ci une connivence d’Esprit qu’il partage.
Je me souviens d’une de ses réflexions :  » Ce qui est beau et rare, est inévitablement Cher  » .
Il ne discutait jamais les prix .
La  » tragédie  » qui l’a frappé et emporté en 1987 ( je l’ai accompagné jusqu’à son dernier souffle ), m’a privé d’un Ami dont le souvenir aujourd’hui reste intacte dans ma mémoire .
Je lui suis reconnaissant de sa bienveillance et de son Amitié .

André Billon – ( 1929 – 1989 )

Il organise ma première importante exposition – 10 années de peinture

Dont: le Mariage de sa fille Véronique en 1974

Élégant , à l’esprit vif et brillant , André Billon était aussi un Homme de culture.
Il aimait la Peinture, et savait s’entourer de la présence de ses Amis Peintres.
Il aimait tout autant la Musique.

Ne fit-il pas venir pour un exceptionnel concert en l’Église Saint-Philibert de Beauvoir sur Mer Jean-Claude Casadesus , jeune Chef d’Orchestre qui allait devenir un grand chef International .
Pour moi, Il a été cet Officier d’État Public qui me porta sur les fonds baptismaux de son Étude Notariale, en officialisant le 26 Novembre 1973  devant témoins, ma nouvelle Identité de Peintre :
Je devenais désormais :

Raphaël Toussaint

Paul Guth – ( 1910 – 1997 )

Quand la plume se met à l’unisson du pinceau

Gérard Boulet – ( ? – 2000 )

À la Haye – au pays de Vermeer

Son départ pour le paradis des peintres

Jeanne Bourin – ( 1922 – 2003 )

Fine et délicate, dans une dans une même communion qui nous rapprochait du beau

André Lemaire – ( ? – 2006 )

Mon marchand du faubourg Saint Honoré

En 1986, après une dizaine d’années à travailler en exclusivité pour  » Phillips Galleries » une Galerie américaine située à Dallas et Palm Bach – Houston, la  » Galerie 93  » de la rue du Faubourg Saint Honoré à Paris m’ouvre à nouveau ses portes .
Le nouveau propriétaire de la galerie, André Lemaire, est une personnalité du monde de la presse parisienne. Directeur de la revue politique  » Le Parlementaire « , c’est un homme cultivé et passionné de Peinture .

Ce n’est pas un  » commerçant vendant des tableaux  » comme il y en a tant aujourd’hui……, mais un vrai Marchand qui aime la Peinture et les Peintres en les représentant et les défendant.
Durant les  années de notre collaboration, il achète toute ma production ( ce qui était très rare, peu de peintres ont ce privilège), qu’il conserve afin de pouvoir monter deux belles expositions individuelles lesquelles connaissent un franc succès.
Nous avons très vite noué des liens d’une amitié basée sur une totale confiance. Nos points de vue personnels sur la politique ou la religion et tous autres sujets convergent, ce qui facilite nos relations .
Notre collaboration a duré jusqu’à la fermeture de la galerie 93 en 1992.

Par la suite, d’autres galeristes se sont succédé mais André Lemaire reste dans ma carrière de Peintre, un de ceux très rares, à avoir eu ce regard et cette clairvoyance sur ma Peinture .
Je n’oublie donc pas ce qu’il a représenté pour moi .