Lucie LEYRAT – « Univers des Arts« 

(H.B-734)- Le Mont des alouettes au champ de blé

Ce tableau a fait l’objet d’une Reproduction d’Art disponible dans la Boutique.

Il a ce regard plein de bonté et d’espérance qui ne retient que le meilleur des choses.

Si d’aucuns voient en lui un descendant de Breuegel de Velours ou un documentaliste émérite dans sa recherche muséo-graphique des ingrédients qui composent le passé, sa peinture minutieuse des scènes et paysages qui semblent d’un autre temps, va au-delà de l’historique et du fabuleux ; la lumière particulière qui émane de ses tableaux les rends intemporels comme auréolés d’un souffle de pureté et de beauté qui émane directement du peintre lui-même et de son parcours spirituel à travers la peinture.

Ce sont ces qualités exceptionnelles qui font de son œuvre une sorte de monument auprès duquel chacun peut puiser des images

éternelles d’enfance et de bonheur et les reconnaitre comme les siennes.

Extrait de texte
Lucie LEYRAT – « Univers des Arts »

Hervé LOUBOUTIN – Journaliste

(H.B-548)- Saint Mars des Près sous la neige

Exposé au Salon « Comparaisons » – Paris.

« L’acte de peindre est un acte d’amour. Une longue prière… ».

Ces quelques mots sont de Raphaël Toussaint. Ils en disent plus long que bien des analyses pontifiantes et savantes.

Raphaël Toussaint qui a choisi de consacrer la plus grande partie de son œuvre à la Vendée, peint sa province d’origine comme un Eden éternel. Le département de Gaston Chaissac et de Charles Milcendeau trouve sur la palette de cet artiste accompli une dimension poétique tout à fait exceptionnelle. Pour Toussaint, la Vendée figure une sorte de jardin des délices, un paradis du premier matin du monde dans lequel l’homme et la nature ne formaient qu’un seul et même horizon.

Ce souci de concorde et de paix illustrent parfaitement l’approche mystique de l’artiste qui recrée chaque jour une ronde du monde plus belle et plus harmonieuse.

Sans son beau-père, l’irremplaçable René Robin (toujours présent dans ses œuvres), qui a formé tant et tant de peintres (Albert Deman, Henry Simon, Paul Dauce, Joël Dabin, Roger Ducrot…), Raphaël Toussaint ne serait pas devenu ce qu’il est aujourd’hui. Un magicien du beau au service du vrai.

Avec sa manière si caractéristique de caresser les bois sur lesquels il peint, Raphaël Toussaint fait immanquablement penser au grand Bruegel dont l’œuvre immense demeure la référence absolue en matière de paysages. Comme le dit si bien Alain Favelle (critique d’art de notre journal), Toussaint réunit le ciel et la terre dans une même ardeur mystique. Mélanges heureux de gris lumineux, de vert et de bleu superbes et intenses.

Peinture sensible et magique d’un artiste sincère qui laisse passer une émotion dont notre époque a tant besoin !

Hervé LOUBOUTIN – Journaliste : Directeur de publication du Nouvel Ouest – Nantes

Raphaël Toussaint
par

EDOUARD MAC AVOYPrésident du Salon d’Automne

Naïf? TOUSSAINT? Naïf? quand on a un métier de peintre, une technique de peintre, aussi rares ?

Cette manie actuelle de classer chaque artiste dans une catégorie, comme dans des classeurs : le dossier « Impôts » le dossier « Factures » le dossier « Contraventions » m’agace et m’irrite.

Raphaël TOUSSAINT est un peintre, qui dit ce qu’il a à dire, et qui a son langage propre pour s’exprimer. Et voilà tout.

Il se trouve que ce langage pictural est d’une finesse, d’une délicatesse sans pareilles, et qu’il y a une adéquation parfaite entre ce qu’il a à dire et la manière dont il le dit.

Pour « unique » que soit l’individu, il n’en a pas moins des frères, des cousins, des oncles, des grands-parents, une généalogie.

Et le goût de rechercher ses ancêtres est tout à fait normal, et même édifiant : Nous portons en nous ceux qui nous ont précédés.

Et pour moi, Cher TOUSSAINT, vous descendez de Brueghel de Velours (1568-1625)  en droite ligne.

Brueghel-le-Vieux est plus dur que vous ne l’êtes… Mais vous êtes de la famille !

De vôtre ancêtre de Velours vous tenez l’émerveillement devant la vie, l’honnêteté de vos personnages. Pas de voyous, pas de drogués, dans vos toiles. Pas même d’automobiles, à en croire les Œuvres que j’ai sous les yeux. Vous avez su arrêter la vie au bon moment, ou bien vous avez su ressusciter la vie de la « douce France » avant l’apparition du Pétrole, et de la pollution, quand on allait à l’Église, quand on répondait à l’appel des cloches, dans le ciel léger des Dimanches, quand on dit :

« II fera beau cet après-midi ».

Vous dites que votre oeuvre vous tourmente ; mais vous ne seriez pas l’artiste que vous êtes, si vous ne doutiez pas, parfois…

L’important est que vous n’en laissiez rien voir, que vous ayez enlevé vos échafaudages.
Votre message, votre côté « Velours » consiste à nous persuader que la vie est belle, que les femmes sont souriantes et dévouées,

que chacun accomplit sa tâche allègrement ! Soyez donc félicité, et remercié.

Votre œuvre est bienfaisante, elle porte en elle les vraies valeurs de la vie, la certitude tranquille et ferme que le bonheur est

dans la simplicité, et non dans l’argent, qui est un leurre.
Construire une œuvre telle que la vôtre, en notre époque d’angoisses et de fer,
Cher Raphaël TOUSSAINT, c’est nous rapprocher des Anges…
Août 1990

Eric MICHON – « Univers des Arts »

(H.B-685)- Sur le grand Canal – Coulon – Dans le Marais poitevin

L’art de Raphaël TOUSSAINT est celui de l’intimité, une intimité joyeuse en forme de petit paradis, une intimité qui parle au cœur et aux émotions tendres et délicates. Ses paysages sont des scènes de vie qui appartiennent à l’humain dans sa dimension conviviale, dans l’innocence de sa relation à la nature et aux autres. Le monde de Raphaël TOUSSAINT est un monde où le bonheur est possible, où le bonheur est issu de choses simples et directement accessibles.

L’œuvre de Raphaël TOUSSAINT est belle, le peintre accomplit à merveille le rôle de ce que doit être un artiste : faire partager son monde, son émotion, et il le fait avec art, au sens plein du terme.

Certains, animés par le désir de nouveauté, en viendront à oublier le bonheur de la beauté et ne recherchent plus que les artistes qui « écrivent » l’histoire moderne. Cela peut être très réussi et de réels chefs-d’oeuvre peuvent aussi naître, mais cela peut n’être parfois qu’un jeu de surface qui oublie la source même de l’art, sa dimension transcendante et humaine, voire sa connexion avec le cœur de l’homme. On va parfois chercher bien loin ce qui nous est tout proche… si proche qu’il nous est invisible.

Merci à ceux qui ont organisé cette exposition, valorisant un peintre remarquable habitant la région.

Extrait d’un texte « Un certain regard ou… un regard certain »

Eric MICHON – « Univers des Arts »

Marc MOULIN – « Actualité des Arts »

(H.B-509)- Pique nique au Château de Rortheau – Vendée

Le pinceau de TOUSSAINT à la précision du documentaliste… quand on ne s’arrête pas sur son travail. Mais, persistez, promenez-vous, flânez

en compagnie des personnages qui habitent ses œuvres. Ramassez les fleurs et les fruits avec les jeunes filles en chapeau de paille,

allez jouer avec les enfants au bord des innombrables ruisseaux qui irriguent cette terre d’ombre douce et de soleil discret.

Alors le miracle se produira. Vous sentirez le vent de la mer sur les blés, les nuages gris-bleu porteur d’ondées passeront au-dessus de votre visage.

Sans doute entendrez-vous aussi les cloches lointaines qui se répondent, à l’heure des matines ou de vêpres.

Marc MOULIN – « Actualité des Arts »

Jacques MOUNIER – « Arts Actualités Magazine »

(H.B-27)- Noces villageoises – Mariage à la campagne

Composition

Exposé pour la première fois au Salon d’Automne au Grand Palais à Paris. Raphaël TOUSSAINT est nommé sociétaire du Salon d’Automne sur proposition d’Edward Mac Avoy.

Il était une fois un homme qui faisait des images dont tout le monde rêvait. Rêves d’enfant enfouis en chacun de nous et qu’il a su garder, réalité au plus profond de lui-même. Sa peinture reflète l’image qu’il se fait du monde dans lequel il évolue avec plaisir, comme s’il avait réalisé l’univers parfait où il se coule et se fond.

La fidélité à ses amis est le reflet de sa vie. Tous sont dans sa mémoire, aussi présents qu’il n’a qu’à tendre la main pour les rencontrer.

Cette main qui brosse avec tendresse cet éternel petit homme en rouge, omniprésent dans son œuvre, qu’il appelle « phare entre les phares », véritable fil conducteur qui le mène jusqu’au bonheur.

Si j’avais à évoquer sa peinture, je ne dirais qu’une chose en me référant à Lamartine : si les objets et les êtres animés des tableaux avaient une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer, ce serait certainement ceux de Raphaël Toussaint.

Jacques Mounier – « Arts Actualités Magazine »

Jacques OUDIN – Sénateur de la Vendée

(H.B-889)- Le passage du gois à marée basse – Noirmoutier – Vendée – 2016

Le Gois est un site unique au monde : chaussée de plus de 4 kilomètres qui, deux fois par jour, avec le mouvement des marées,

se découvre pour relier l’île au continent

Avec la construction du pont, c’était un seul lieu terrestre, celui qui a permis à l’île de connaître une nouvelle prospérité,

les balises sont les symboles de ce lieu qui est le paradis de la pêche à pied

L’œuvre de Raphaël TOUSSAINT met remarquablement en valeur ces sites chargés d’histoire et de vie qui baignent dans cette lumière si caractéristique

de l’île de Noirmoutier, mêlant nuages fuyants et reflets d’un ciel changeant

L’île de Noirmoutier a toujours attiré les peintres. De Renoir aux peintres officiels de la Marine qui ont fait un séjour

mémorable en l’an 2000, elle a su séduire et charmer

Raphaël TOUSSAINT a apporté son immense talent à cette longue histoire et nous lui en sommes infiniment reconnaissants.

Jacques OUDIN – Sénateur de la Vendée

Bruno RETAILLEAU – Sénateur de la Vendée

H.B-542)- Les Semailles – Le Bourg de Chambretaud – Vendée

Exposé au Salon d’Automne à Paris.
Une rivière sculpte toujours nos paysages extérieurs comme intérieurs. Comme elle inonde les basses prairies pour les préparer à porter un foin riche et précoce,

elle est une source inépuisable d’inspiration et de renouvellement.
Elle aussi le grand témoin de notre histoire collective. Ses murmures ont porté nos rêves, nos joies et nos tristesses.

Jean Yolle avait écrit un jour que « c’est dans le cœur des hommes que s’achèvent les paysages ».
Les peintures de Raphaël Toussaint doivent se regarder avec la délicatesse du cœur

Dans la grande tradition des paysagistes français, il nous révèle à travers son art, ce que nos yeux ont oublié.
Pour tendre vers le beau il faut beaucoup aimer.

C’est parce qu’il aime sans mesure la Vendée que Raphaël sait en saisir la beauté.

Bruno RETAILLEAU – Sénateur de la Vendée

René ROBIN – Peintre – Directeur de galerie

Enfin !…une œuvre où l’œil et l’esprit peuvent se reposer

Nous sommes las de ces doctrines à l’intérieur, desquelles l’artiste impuissant se heurte à une réalité anarchique et volontairement détruite

Raphaël Toussaint a laissé sur son chemin ces expériences infructueuses

Il a dirigé ses pas vers la nature et l’humain, source de toute beauté.

J’imagine Raphaël émerveillé posant les yeux sur les ciels où courent librement les nuages les plus imaginaires ; sur les arbres aux formes harmonieuses où chante le vent de tout son cœur.

Le talent qu’il gardait en lui a pu s’exprimer en toute liberté ; c’est alors que m’apparaissaient beaucoup de ses tableaux : paysages aux atmosphères calmes et sereines peints avec tendresse.

Villages qui ont le sens de la grandeur dans la simplicité, rythmés qu’ils sont par les gestes tranquilles des habitants du lieu. Les uns allant aux mariages, les autres aux travaux des champs. Villages où horizontales et verticales se combinent pour donner à la peinture une harmonie et un équilibre parfait.

Tout est dit avec distinction dans une langue raffinée. J’ai toujours été séduit par ses accords de bleus et de noirs, ses roses déteints ; rompus par le vent des prairies ; ses passages délicats où le gris fait jouer les tons par eux-mêmes.

Raphaël TOUSSAINT apparait comme un artiste jeune, spiritualiste, sensible à la musique, à la poésie, dont l’imagination n’arrivera pas dès demain à épuiser tous les trésors du jardin de Flore.

1980 – René ROBIN

Photo : Raphaël Toussaint – F401 Nikon 35-70

Étude du paysage sur le motif

J’ai eu la chance d’avoir sur le chemin de ma vie, un homme exceptionnel, qui, me connaissant bien, savait ce qui m’habitait. Ma sensibilité,

mon attirance pour les choses de l’art (musique – peinture plus particulièrement) l’ont décidé à m’inviter à faire de la peinture

« Regardez les primitifs Flamands et Italiens, les peintres de la Renaissance, regardez la nature, tout vient d’elle, détaillez-là et essayez de la peindre »

C’était mes débuts, j’étais sur la voie. J’ai donc beaucoup regardé et je regarde encore, car j’ai appris que pour un peintre paysagiste, tout est dans la manière

de savoir voir, savoir percevoir, afin de tenter de bien concevoir et ce n’est pas si simple !

Il ne ménageait pas ses critiques, ni ses conseils. Je n’étais pas toujours d’accord, car ma personnalité se cabrait devant la sienne si forte, mais au fond de moi je savais

qu’il avait raison, tant ses connaissances esthétiques étaient grandes et sûres

Cet homme, cet élément « détonateur » pour moi, était René ROBIN

Il fut le soutien de mes premiers pas dans ce domaine et longtemps, très longtemps, il s’inquiéta pour ce Raphaël TOUSSAINT qu’il avait contribué à faire naître

Il savait combien cette nouvelle route sur laquelle je m’engageais serait semée d’embûches et chargée de difficultés.

Valentin ROUSSIERE – Journaliste

Antoine RICHARD – Poète

(H.B-786)- La Nuit de Noël – Paysage de neige

Musique sur une toile de Raphaël TOUSSAINT
LA NUIT DE NOËL

Fiévreux dans sa ferveur,
Vigoureux en appel,
Le sacristain sonneur
Avertit les Fidèles
Qui, traversant la nuit
Aux chemins verglacés,
S’en vont à pas petits
Répondre à leur clocher.

Divine apparition
Sur fond d’un ciel soyeux,
L’église se hausse en ton
Dans l’horizon poudreux,
Rassemblant le hameau
Aux toits frigorifiés
Sous le saint chapiteau
A la lumière ourlée.

Dans sa nef ou l’on prie,
Monte un hymne à la Foi
Pour célébrer Minuit,
Et partager sa joie
Et qu’en plaine où il gèle,
Les arbrisseaux transis
S’ébrouent sous la dentelle
Du frimas, leur habit.

L’Histoire n’est pas nouvelle,
Et cependant demeure
Au point que sans Noël
Les corps seraient sans cœur,
L’oiseau dépourvu d’ailes
Et nos jardins de fleurs,
La mer privée du sel
Et nos vies, d’un bonheur.


Antoine RICHARD – Poète
Photo : Raphaël Toussaint – F401 Nikon 35-70

Antoine RICHARD – Poète

(H.B-640)- La Plage des Sables d’Olonne

(Ce tableau a fait l’objet d’une Reproduction d’Art disponible dans la Boutique)
A Phanie
Ici la mer emplit l’espace.
L’iode est dans l’air, l’oiseau le sait.
Sur le remblai, les passants passent
A ses pieds l’eau reste et s’y plaît.

Plume à la main et l’âme en verve,
Je décris plus loin ce bonheur
Pour qu’aux soirs d’orage il te serve
  À édredonner ta frayeur.

Ourlée de fils d’argent mousseux
Se renforçant sous la lumière,
La baie s’agite en haut des creux
Dont le môle éteint la colère.

Le sable accueille non sans émoi
La houle et ses rouleaux rageurs
Dont la hauteur ajoute au poids
L’effondrement des bons nageurs.

Mais l’océan sait se faire tendre.
Il a pour les Humains du cœur,
Et acceptant de se reprendre
Rend la plage accessible aux Leurs.

Permet aux héros de courir
Le tour du globe en mois d’hiver,
Leur souffler en rentrant d’écrire
Ce que sans lui serait LA TERRE.

Antoine Richard – Poète

Joël SARLOT – 2002 – Député de la Vendée

(H.B-685)- Sur le grand Canal – Coulon – Dans le Marais poitevin

Le grand chantier d’aménagement du marais entrepris par les moines des Abbayes de Nieul-sur-l’Autize, de Maillezais et de Saint-Michel-en-l’Herm à partir du XIIe siècle,

a été un événement considérable dans l’histoire de notre région.

A cette époque, nul ne pouvait imaginer les conséquences de ces créations sur la beauté des paysages.

Ceux-ci ont été façonnés au fil du temps et les imperfections furent corrigées progressivement. Le respect des a été pérennisé par les générations suivantes.

Depuis quelques années, le Marais, dans son ensemble n’est plus considéré comme un immense bassin de rétention d’eau écrêteur de crues,

mais comme un élément qualitatif de notre patrimoine ancestral.

En ce lieu, on apprécie la rigueur du réseau hydraulique et l’harmonie de l’architecture traditionnelle du pays.

La rénovation du bâti traditionnel a conforté ce paysage parfois délaissé.

On ne peut que saluer l’effort et la volonté de tous ceux qui participent à ce grand chantier de rénovation du marais !

Le Marais Poitevin représente pour la Vendée un site magique, il est l’expression de l’intelligence et de la ténacité des hommes.

Aujourd’hui on ne vit plus du marais, mais on vit dans le marais.

Joël SARLOT – 2002
Député de la Vendée
Président du Comité Départemental du Tourisme

Jacques SÉRIGEOL – Collectionneur – Amateur d’Art

1964-1970 – Inspiration imaginaire

Premières peintures, premières impressions

Raphaël Toussaint

Né en 1937 à la Roche sur Yon.

A fait des études de chant classique.

Autodidacte, il a commencé à peindre en 1964, tout en travaillant.

Actuellement se consacre entièrement à l’art.

Il expose au Salon d’Automne, dont il est sociétaire ainsi qu’au Salon Comparaisons et au Salon des Indépendants.

Ses œuvres sont représentées dans de nombreuses collections privées en France, en Allemagne, aux U.S.A. et en Angleterre.

Ce n’est pas pour rien qu’il a appris à chanter. Sa peinture est avant tout mélodie tranquille comme ces vieilles chansons du folklore qui remontent des fonds des temps.
C’est une voix sereine qui dit « Tout le monde », « tous les Jours ». Là, sur un paysage de neige, des personnages minutieusement peints qui vivent les joies de l’hiver, non pas à Courchevel, mais où le ciel a eu l’idée de neiger un jour de Noël. Ici, une fleur épanouie comme le sourire de l’enfant à côté.

Partout la mélodie de la vie, parfois drôle, parfois tendre, parfois amère, chante sur un fond de paysage de rêve, aux maisons propres, chapeautées d’un beau toit rouge tuilé, aux châteaux longilignes issus de rêves d’enfant. Les arbres avec ostentation portent leurs fruits rouges.
Il semble qu’on se promène dans une belle procession de la Fête-Dieu pleine de fleur et d’été.
C’est peut-être le sens profond de la Vendée, d’être terre d’accueil et de tradition. L’échange entre le peintre et sa terre natale est total, l’un dit l’autre comme l’autre dit l’un.

Les deux se complètent et si on supprime l’un, l’autre n’est plus.

Dr J.S. (amateur d’Art “collectionneur”)
1965

Dominique SOUCHET – Homme politique

(H.B-742)- Le vieux Château de l’Île d’Yeu – Vendée

Exposé au musée de la Marine à Paris. 1995/1996.

De logis en logis, de saison en saison, de mer en bocage, Raphaël TOUSSAINT nous convie à un grand voyage coloré à travers la Vendée.
Ce grand illustrateur n’a point de goût pour la nature désertée ni pour les maisons vides. Sa Vendée déborde tout naturellement de vie.
Les images de Toussaint, comme celles de Bruegel, sont peuplées de mille silhouettes. Ses paysages sont habités et ses chemin animés. Ses logis, en hiver comme en été, bourdonnent d’activités. Au temps des moissons, des vendanges ou des glissades sur les étangs gelés, des personnages de tous âges, avec les gestes d’hier et d’aujourd’hui, se croisent et s’affairent : tout un peuple est là, réuni devant vous, hors du temps.
De la Chabotterie au Colombier, de la Preuille à Bessay, du Puy du Fou au Mont des Alouettes, de l’Ile d’Yeu et de son Vieux Château au Marais poitevin, défilent devant nous les séquences d’une ruralité joyeuse, les tableaux d’une cinéscénie miniaturisée, un partenariat chaleureux entre l’homme et la nature.
Suivez Raphaël TOUSSAINT. Suivez ce guide souriant qui a recueilli pour vous un trésor de lieux et d’images. Faites halte avec lui devant les sites harmonieux et vivants qu’il a retenus à votre attention. Laissez-le vous initier, d’un pas allègre, à une Vendée pleine de gaieté, de vitalité et d’allant.

Dominique SOUCHET
Président de la Commission des Affaires culturelles, éducatives, sportives et de coopération internationale du Conseil Général de la Vendée

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(H.B-827)- La Venise verte – Promenade en barque par  une belle journée d’été

Exposé au Salon « Comparaisons » pour l’inauguration du Grand Palais en 2006.

Ce tableau a fait l’objet d’une Reproduction d’Art disponible dans la Boutique.
UN MARAIS ISSU DU TRAVAIL DES HOMMES
Raphaël Toussaint nous livre une vision profondément juste du Marais Poitevin, qu’on devrait plutôt appeler Vendéen, puisque la majorité de

son territoire appartient à la Vendée, depuis Benet jusqu’à l’Aiguillon-sur-Mer.
Ce Marais n’est pas un désert végétal où l’homme serait intrus. Au contraire, il fourmille de personnages, qui sont là pour nous dire : voyez ! ces sublimes cathédrales

de verdure sillonnées par les bateliers et leurs passagers sont issues du travail patient et persévérant des hommes.
Ce sont les grandes abbayes entreprenantes et leurs moines bénédictins qui ont fait naître le marais desséché et le marais mouillé en créant un réseau savant de chemins d’eau.

En drainant un immense marécage qu’abandonnait la mer, ils ont donné naissance à un pays original, habité et prospère.
L’atmosphère à la Joachim Patinir (vers 1480-1524) qu’a su créer Raphaël Toussaint évoque aussi la reprise du travail des moines par les ingénieurs hollandais

appelés par Henri IV, après le temps maudit des guerres de religion.
Entrez dans ce Marais heureux et sa beauté toujours fragile sur laquelle veillent, par derrière, les horlogers de l’eau !

Dominique Souchet – Conseiller Général du canton de Luçon –

Président de la Commission des Actions Culturelles, Éducatives, Sportives et de Coopération Internationale

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(H.B-843)- Jour de fête à la Popelinière

Historique sur le logis de la Popelinière
1 – sur l’architecture du logis
Deux ailes en équerre, l’une du XVème siècle (intégrant des éléments du XIIème), l’autre du XVIème, s’articulant autour d’une tour octogonale :

ainsi se présente le logis de la Popelinière. La tourelle d’escalier, qui comporte une rampe originale incrustée dans le

mur a été édifiée vers 1570 par Lancelot Voisin de la Popelinière ;

les encadrements sculptés de la porte et des fenêtres sont remarquablement conservés (fronton, pilastres, frise).
Le logis a également conservé trois cheminées monumentales, dont la grande cheminée Renaissance à cartouches, guirlandes de fruits

et rinceaux que Rochebrune à gravée en 1861. L’aspect actuel du logis résulte pour l’essentiel des modifications opérées entre 1810 et 1850 :

c’est alors que la tour et les corps de logis sont rabaissés et que la tuile remplace l’ardoise.
2 – sur Lancelot de la Popelinière
Lancelot Voisin de la Popelinière, l’un des écrivains les plus intéressants de la seconde moitié du XVIème, y est né en 1541.

Comme Agrippa d’Aubigne et François de la Noue, il fait partie de ces « gens de guerre et de lettres tout ensemble ».

D’une culture prodigieuse – sa bibliothèque de Sainte Gemme, l’une des plus riches de son temps, en témoigne – cet humaniste avait également le goût de l’action.

 

Dominique Souchet
Septembre 1993

Jean-Claude VACHER – Préfet de la Vendée

(H.B-818)- La place Napoléon sous la neige – La Roche sur Yon

Ce tableau est exécuté pour le Bicentenaire de la ville de la Roche sur Yon
Ce tableau fait l’objet d’une Reproduction d’Art disponible dans la Boutique
Par décision de l’Empereur Napoléon 1er du 5 prairial de XII (25 Mai 1804) le chef lieu du département de la Vendée était transféré de Fontenay-le-Comte à la Roche sur Yon
Cet acte fondateur a fait de la Roche sur Yon, initialement rebaptisée « Napoléon », le siège de la représentation impériale et de l’État, c’est-à-dire de la préfecture.

Toutes les institutions publiques y ont aussi été installées. C’est en 1852 que Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, décida sur la proposition

conjointe du maire de la ville et du président du comité d’érection, de donner corps à un projet de statue équestre de

l’Empereur Napoléon sur la grande place de la ville de Napoléon-Vendée
L’œuvre fut confiée au sculpteur Alfred Emilien O’Hara, comte de Niewerkerke, directeur général des Musées Impériaux
Son paiement fut assuré par une souscription lancée dans chaque commune de la Vendée ainsi que par deux subventions du conseil général et du ministère des Beaux-Arts
Coulée en bronze par les fondeurs d’art Eck et Durand de Paris, cette statue mesure plus de 5,70 mètres de haut et est posée sur

un piédestal de granit à fond bleuâtre, réalisé par des entrepreneurs de Montfaucon-sur-Moine, MM Haquais et Touchard
Cette statue, réalisée à l’identique de celle de Lyon, se distingue par l’orientation du bras droit de l’Empereur qui montre l’emplacement sur lequel

doit être établi la ville dont il est le fondateur. Elle a été inaugurée le 20 Août 1854 par le préfet Boby de la Chapelle, en présence du sculpteur.

Jean-Claude Vacher – Préfet de la Vendée  – 25 Mai 2004

Philippe DE VILLIERS – Président du Conseil Général

de la Vendée

Exposition au Conseil Général – Rétrospective – 30 Ans de Peinture

Lien vers l’article de presse

Affiche de l’exposition

 Avant propos par Philippe de Villiers

Depuis trente ans Raphaël TOUSSAINT peint avec son âme la Vendée qu’il aime profondément.

Or l’extraordinaire de cet art, ce n’est pas d’aboutir à une vision réaliste de ce pays, mais à une vision idéalisée, comme l’image d’une deuxième Vendée vue par un regard intérieur.

Le vrai créateur, à mon sens, est celui qui fait le plein de ses fidélités et qui, ensuite seulement, se met en rupture pour créer quelque chose de nouveau.

C’est exactement le cas de TOUSSAINT : il prend notre patrimoine, ce qu’il y a de beau dans nos paysages, ce qu’il y a de permanent dans nos coutumes et

notre mémoire et il en fait une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, mais seulement à elle-même.

Cette œuvre, qui nous inspire à la fois un sentiment d’étrangeté et d’intimité, nous saute au cœur car elle nous aide à découvrir la Vendée, la Vendée intemporelle.

Et ce n’est pas tout. Le regard d’âme de Raphaël TOUSSAINT sur cette Vendée-là nous aide aussi à voir la Vendée de demain parce qu’il nous donne un cadre, des références,

des repères qui nous la font aimer plus encore. Et plus on aime la Vendée d’hier et de toujours, plus on a envie de faire la Vendée de demain.

Peintre qui se nourrit du passé, Raphaël TOUSSAINT nous fait, en réalité, imaginer l’avenir.

Rien ne pouvait nous en faire mieux prendre conscience qu’une rétrospective, et celle que présente l’Hôtel du Département dépasse, je crois, toutes nos espérances.

 Philippe de Villiers
Président du Conseil Général de la Vendée

Christophe VITAL

Commentaires après Exposition par Christophe VITAL

Voici une nouvelle exposition qui s’achève, elle est incontestablement une étape marquante dans la carrière de Raphaël TOUSSAINT.

Une rétrospective est un miroir, il est bon qu’un artiste puisse ainsi faire le point sur son œuvre, envisager le chemin parcouru. Cela peut être une terrible épreuve

(c’est pourquoi beaucoup d’artistes s’y refusent). Lorsque l’on a osé franchir le pas, cela peut être un grand réconfort.

Je retiendrai pour ma part chez Raphaël TOUSSAINT

–          Un sens aigu de la lumière

–          Et celui de la composition.

Ainsi qu’une surprenante technique de la peinture dans la lignée des « Anciens », le fait est assez rare de nos jours pour être souligné

la bonne peinture passe par le choix des supports, la maîtrise des préparations et celle des pigments.

Enfin, pour moi, Raphaël TOUSSAINT est avant tout un peintre de la Nature. A ce titre je pense qu’il serait intéressant qu’il s’exerce à produire des paysages où

s’estomperaient (et pourquoi pas disparaitraient ?) la présence humaine et l’architecture monumentale.

J’espère qu’il me fera le plaisir de tenter au moins une fois cette expérience. Cette envie m’est venue en contemplant une œuvre inachevée dans son atelier.

Amicalement

Christophe VITAL

Conservateur Départemental des Musées de la Vendée

17.01.95 – La Roche sur Yon

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(H.B-701)- Le Château du Puy du Fou sous la neige

Je n’ai jamais reçu de nom. Ils m’appellent le vieux galopin. Je ne me suis jamais perdu. Ils m’appellent le vieux cherche-pain. Je couche sur les barges des granges ou sur des berges des fossés. Je traîne mes souvenirs avec mon balluchon humide et je colporte les nouvelles de métairie en métairie. Jamais je ne suis attendu, mais jamais ils ne sont surpris. Et je porte avec moi l’Histoire à tous les enfants du pays. Dès qu’une lumière me fait signe, la nuit arrête mon chemin. Pour une soupe et pour la veillée, la porte s’ouvre à l’amitié : ils me reconnaissent toujours et ma place est toujours la même. Je suis la mémoire du soir.

Debout près de la cheminée, j’ouvre les mains, je prends une petite poignée de feu qui me dégourdit la mémoire. Je suis le marchand de quenouilles, qui file le temps et se promène pour vendre ses poupées de lin dans le pays du Puy du Fou. Et je passe ma vie à filer mon chemin de village en village vers un autre foyer, écoutant les sentiers qui ne retiennent plus leurs vieilles confidences, écoutant la pénombre qui gagne les buissons, les vieux chênes têtards creusant dans leurs souvenirs. Je marche avec les siècles de famille en famille vers d’autres fuseaux. Et je marche toujours dans mes sabots trop lourds. Mon très vieil almanach et mes poupées de lin me tiennent compagnie, me soutiennent l’humeur.

Ce soir, je veux aller jusque chez Maupillier, auprès du vieux château qui s’élance là-bas.

Je chanterai la chanson de tous les Maupillier sur cette terre de géants et de genêts en fleur

Texte de Philippe de Villiers – Créateur du Puy du Fou
Extrait du prologue du spectacle dit pa Philippe Noiret

Presse

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(H.B-823)- Regard sur le Vendée globe

Exposé au Carrousel du Louvre – Salon de la Nationale des Beaux Arts – Paris
Ce tableau a fait l’objet d’une Reproduction d’Art disponible dans la Boutique
Vendée Globe ou l’odyssée des temps modernes
Aventure collective avant d’être solitaire, le Vendée Globe commence toujours par cette liesse populaire, que dépeint avec talent Raphaël TOUSSAINT

Son pinceau parvient à saisir la magie de ces matins de départ, tels qu’ils restent dans nos mémoires, avec quelques images, quelques couleurs et beaucoup d’émotion
Comme sur le tableau, chacun à sa place dans cette Odyssée des temps modernes :
Les uns, s’apprêtent à relever le défi d’une boucle planétaire sans escale et sans assistance, au cours de laquelle il faudra affronter seul la violence des éléments et

passer au large des trois caps, Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn
Les autres, spectateurs massés et joyeux, célèbrent une exceptionnelle compétition sportive qui finalement dépasse le sport et la compétition, pour s’inscrire à jamais

dans la légende des grandes épopées humaines.
Tous sont déjà dans l’attente de ces retours du bout du monde où l’on acclamera avec la même chaleur le premier comme le dernier. Il y aura a nouveau ces condensés d’émotion pure :

des larmes de fatigue, des sourires éclatants, ce bonheur de revenir et malgré tout cette nostalgie d’avoir laissé là-bas, quelque part dans la fureur des mers du sud

un peu de cette part d’Homme qui est allé au bout de soi.

Philippe de Villiers – Président du Conseil Général de Vendée
Octobre 2004

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(H.B-844)- L’Odyssée du Vendée Globe – Les Sables d’Olonne.

Raphaël Toussaint est le chantre de la géographie vendéenne

Il a su percevoir la richesse de celle-ci avec l’œil du peintre et l’âme du poète, su retranscrire cette pluralité des paysages dans l’ample palette de ses éclatantes couleurs.

Dans le sillage de son petit vieillard à l’écharpe rouge, alerte et bonhomme, l’artiste nous promène depuis des années, d’œuvre en oœvre, à travers notre département, de rivages de l’Atlantique en berges de la Sèvre ou de l’Yon, d’îles en collines du bocage, de plaine en marais.

Mais il se produit, tous les quatre ans, un évènement emblématique qui rassemble les Vendéens – qu’ils soient bocains, plainauds ou maraîchins – en pays d’Olonne, devenu pour quelques mois l’épicentre du département : le départ du Vendée Globe, la grande aventure de la voile et de la mer.

Toussaint ne pouvait manquer, cette année encore, cette occasion de recueillir l’or et l’argent de l’horizon océanique, l’azur du ciel sablais, les bigarrures des tenues d’un public en fête, pour les transformer dans son escarcelle de lumière en une scène riche en émotions et haute en couleurs, qui met le sourire aux lèvres et la joie au cœur. Chaque personnage, chaque couple, chaque navigateur raconte une histoire, fredonne une chanson ou entreprend un rêve.

Il fallait la maîtrise et la sensibilité d’un artiste avide de grands espaces et de saynètes colorées pour retranscrire de façon aussi animée et aussi guillerette l’essor de l’Everest des mers.

Philippe de Villiers
Président du Conseil général de la Vendée – 2008

Yves VIOLLIER – Ecrivain

Jardin et Atelier

Dans le jardin et l’atelier du Peintre

Mon Jardin — Mon atelier ! …
Ces deux univers où je suis vraiment moi-même.
Tout y est calme, paisible, sans agressivité.
Et par la méditation et la réflexion, je vais ainsi à la quête du spirituel qui m’est nécessaire.

RAPHAËL TOUSSAINT : UN ART DE « PETIT PRINCE »
par Yves Viollier

La fête ? Les fêtes, multiples, innombrables, au rythme de chacune de ses toiles, celles qui s’y trouvaient, et les autres, toutes celles qui lui étaient passées par les yeux, par les mains, par le cœur, depuis longtemps envolées en Amérique, en Allemagne, en Angleterre, au Japon. Parce que Raphaël TOUSSAINT est un peintre dont on en redemande : sa peinture est vendue avant que peinte. Tous ceux qui aiment la peinture savent que lorsqu’il trempe son pinceau, c’est pour lever des merveilles

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(H.B-577)- Le Viaduc de Barbin – Saint Laurent sur Sèvre

Exposé au Café de la Paix – Paris – 1985
La Paix pour Raphaël TOUSSAINT, c’est bien plus que le silence des armes. La paix pour lui, c’est un absolu. Ce n’est pas autre chose que le bonheur.
Dans un monde où tout s’exaspère, grogne, cogne, pessimise, lui est un inventeur de miracles.

Il va se promener, un dimanche comme tant d’autres en Vendée, du côté du viaduc de Barbin qui enjambe la Sèvre sur 300 mètres, il en revient avec cet instant de grâce :

Il y a ce mariage à l’avant du chemin qui promène ses voiles blancs, son bouquet et ses musiciens.

Et autour de ce grand cortège tout respire à l’unisson, dans les arbres, sur la terre et sur l’eau.

On est voyeur jusque dans le secret des granges où l’on s’aime. Les bateaux eux aussi ont pris leurs voiles de mariée, et les grandes jambes du

viaduc parlent de voyages au long cours quand paraît le train du Puy du Fou…

Car le bonheur chez Raphaël TOUSSAINT est multidimensionnel. Je dirais même que plus on s’en éloigne, plus il grandit.

Voyez cet horizon lointain aux verts d’une tendresse absolue, qui émane une paix mariant la terre au ciel !

Tout cela avec une minutie sans faille, une perfection stupéfiante. L’artiste polit sa toile, l’habite, jusqu’à ce qu’elle devienne bijou.

Jusqu’au boutiste du bonheur, il veut que cela soit parfait. C’est cela sa force, il n’est pas un « faiseur ».

Si vous le connaissiez, vous sauriez que chaque matin, dans sa Vendée qu’il peint sans cesse, il se lève ébloui, il va a ses pinceaux comme on va à la fête.

Il est le ravi de la légende, et chacune de ses oeuvres nous enchante. Son art est celui de la merveille…

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L’œil écoute : « Un art de Petit Prince » par Yves Viollier 

Exposition « Chemins » Musée de La Roche sur Yon – 1982

Il y a dix-huit ans maintenant que Raphaël Toussaint peint, sans relâche, entre les quatre murs de son atelier, du matin au soir, dans l’attitude particulière des peintres amoureux du détail, les deux coudes appuyés sur sa table, son petit chevalet devant lui. Il peint comme si il écrivait sur un écritoire.

Le pays est reconnaissable entre mille, cette terre de Vendée où Toussaint a germé, les toits roses de ses maisons, les pentes douces des bocages, les rivières si plates qu’on dirait qu’elles ne coulent pas. C’est bon ce silence de la campagne peuplé de cris. Parce que, pour être peuplé, c’est plein de monde chez lui ; qui rame, qui pêche, jacasse, se marie, quand le temps est beau, ou qui patine, se bagarre avec les boules de neige, ramasse son bois, qui, crac ! , passe à travers la glace. C’est le quotidien d’un village qu’on dirait en perpétuelles vacances. Mieux, on se croirait en compagnie d’un peuple de gnomes tout droit sorti de l’univers des contes, qui se taillerait son bonheur de tout, musardant, jouant à l’ombre d’arbres en fleurs, ramant sur des barques, coquilles de noix, avant de s’enfoncer dans le bien-être douillet des maisons. Paysages de rêve : ceux que nous portons tous au fond de nous-mêmes et que nous avons trop vite oubliés.

Quand à la technique… Quand on a une technique aussi aboutie que celle de Raphaël Toussaint, c’est du grand art. Rien à voir avec la notion d’apprenti qui a pu longtemps déconsidérer les naïfs. Rien n’échappe à sa peinture au scalpel, pas l’ombre d’un nuage, pas le miroitement d’une feuille. Le « naïf » ne se reconnaît pas à ses maladresses, il est une autre manière de percevoir le monde.

C’est un art de « Petit Prince » s’adressant à sa rose, aux étoiles, aux hommes. Bien sot celui qui baptiserait cela du nom de mièvrerie.

La fête est sur la toile, avec les moyens tout simples, de la pirouette et de la pêche à la ligne, aussi facile, aussi évident qu’une boule de neige, aussi extraordinairement complexe que cristaux de neige, aussi froid, aussi chaud, dans son quotidien de merveilles. Voici que nous sommes invités au voyage !

1982 – Yves Viollier – Ecrivain
Extrait du catalogue de l’exposition « Chemins »
50 ans de peinture en Vendée

(H.B-764)- Impressions soleil levant sur le Mont des Alouettes

Je me souviens d’un matin de frimas sur le Mont

Les moulins, la chapelle, le calvaire pétris de froid

Nous avions organisé une glissade derrière la statue de la Vierge

Nous nous lancions dans la pente

Nos capes volaient comme des ailes

Lequel de nous s’est arrêté ?

Le ciel s’était ouvert sur la vallée

Une jambe de soleil crevait la nuée

Les fantasmagories du bocage surgissaient

La Vendée se donnait à nous

Les arbres étincelaient partout sur les talus comme des candélabres

Une mouvante ligne de lumière vibrait à l’horizon

Nous avons reconnu les vagues de l’Océan.

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Savoir voir

Savoir percevoir

Savoir concevoir

(Devise de Raphaël Toussaint)

Il peint tous les jours du matin au soir, entre les murs de son atelier du Beignon-Basset, dans l’attitude des peintres du détail, les deux coudes sur la table, son petit chevalet devant lui.

Il peint comme s’il écrivait sur un écritoire. Et il nous raconte des histoires. Les histoires d’un monde singulier, le sien, qui a tout d’un univers enchanté.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur lui. Ses personnages ne changent pas. Ils semblent épargnés par le tragique de la vie. Ils prennent le quotidien comme un jeu éternel. Ils glisent, se balancent, s’amusent, se culbutent derrière la haie, rient, dansent. La vie comme une cour de récréation. Certains trouveront le monde de Raphaël Toussaint trop idyllique. C’est sa liberté de créateur.

Raphaël Toussaint est un homme heureux. Ses ciels sont bleus. Même ses nuages ont des airs de partir en vadrouille.  Ses ciels d’orage ne font pas peur. rien n’est grave. Le peintre a choisi le camp du bonheur. Tout doit chanter. Tout doit être enchanté. Quelquefois on tremble de son entêtement à rester émerveillé.

Le pays qu’il peint est facile à reconnaître. C’est le sien, le nôtre. Il a apporté une vision raphaëlienne à la Vendée. Il a choisi ses plus belles images qu’il a ajustées à son œil bleu. Bourgs, clochers, ponts, bocage, plaine, plages, îles, rien n’échappe de la vie ordinaire vendéenne qu’il contemple d’un regard amusé. Rien de ce qui ravit ne lui est étranger.

Ses maisons ont les toits roses, bonjours mes amours. Ses rivières ont un débit si doux qu’on dirait qu’elles ne coulent pas. Certains diront que c’est trop d’angélisme. Tout le pays semble figé dans un arrêt sur image stupéfié. En même temps sa peinture déborde de cris. Elle est vivante. Parce que, pour être peuplée, sa Vendée grouille, partout. Elle rame, pêche, jacasse, se marie, processionne quand le temps est beau, ou se livre des batailles de boules de neige quand l’hiver est au nord. Elle ramasse son boi ou, crac ! Passe à travers la glace. Dommage pour les téméraires. Mais, franchement, tout cela n’est pas grave. Tout cela n’est qu’un jeu. Le quotidien d’une vie qu’on dirait en perpétuelles vacances.

Alors, naïf, Raphaël Toussaint ? Pas si sûr. Regardez sa technique de grand professionnel. Tout cela est parfaitement orchestré. Tout est construit, en place. La peinture est caressée, vernie. Aucune faute. Tout est organisé dans un beau désordre.

Sa peinture est savante. Rien à voir avec les naïfs qui peignent à l’instinct. Rien n’échappe à son analyse au scalpel. L’ombre d’un nuage sur un champ de blé, le miroitement d’une feuille dans l’ombre de la haie. Il a choisi sa manière, faussement ingénue. Il y est venu naturellement, comme ça. Ça a pris, a plu. Il s’est acharné à développer chez lui cet esprit d’enfance. Il a choisi d’être naïf, parce que s’est une manière de voir le monde.

Et, au fond, on se demande s’il n’a pas raison. Le merveilleux existe puisqu’il le peint. Serait-ce qu’on ne sait pas voir ces scènes joyeuses et ces paysages de rêve chez nous ? Raphaël Toussaint nous dessille. Si tout ça est vrai ? Si ça pouvait être vrai ! Le bonheur aussi (faussement) simple qu’une toile de Raphaël Toussaint !

Il nous répète à sa manière: 《 Aveugles que vous êtes, les yeux vous ont été donnés pour voir et vous ne vous en servez pas ! Regardez, il a fait des merveilles ! Ouvrez les yeux. Malheur aux blasés ! Arrêtez de vous habituer à tout. Quand vous voyez un arbre, ne dites plus: « C’est un arbre! » Regardez, il est unique et il n’y en a pas un autre comme lui ! 》

1994-2015 – Yves Viollier – Écrivain

Extraits du catalogue de l’exposition

« Les voyages pittoresques de Raphaël Toussaint »

1962 – André VOISIN (Professeur de Chant)

Quand l’on a pris un peu d’âge, il est bon de penser : non pas au succès mais aux belles choses réalisées.

Les résultats pour lesquels le travail a été le plus dur, sont les seuls qui durent dans l’esprit.

L’avant Raphaël TOUSSAINT

La flûte enchantée

Article de presse

Article de presse

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L’aubade du Roi d’Ys – Edouard Lalo
Piano : Jacqueline Claverie
Chant : Jacques de la Croix
Enregistrement : 1961